Samedi, Mai 18, 2013
Baba
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Baba (12)

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RENCONTRE AVEC 7 WEEKS ET MUDWEISER

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Vlà ti pas que 7 WEEKS et MUDWEISER sont passés par l’Ouvre Boîte de Beauvais pour leur première date de tournée Stoner Rise Tour. Interview or not ?? Ben yes ! Sur ce, rencontre avec Reuno (chanteur de MUDWEISER) et Julien (chanteur de 7 WEEKS) j’ai sorti mes plus belles questions. Ouvrez les n’oeils et savourez.

La Mine : Le mot du début.

Reuno : Allons-y !

Julien : Pas mieux

 

La Mine : Pourquoi une tournée MUDWEISER et 7 WEEKS ensemble ?

Reuno : Parce-qu’on s’aime bien. On a du faire 25 concerts ensemble, même plus que ça. A la fin de la tournée, ça va faire pas loin de 50 dates ensemble.

Julien : C’est la troisième tournée que l’on fait ensemble.

Reuno : En fait, on s’est rencontré il y a quelques années. On était programmé ensemble. Humainement et musicalement il y avait quelque chose. Humainement : comme disait Jérémy, le batteur de 7 WEEKS, quand on se retrouve, on a l’impression que ce n’est pas des retrouvailles tellement on est pote, c’est comme quand tu as des bons potes tu les revois après un moment, tu as l’impression que tu ne les as pas quitté. Musicalement : c’est intéressant parce-que les deux groupes sont assez fans d’une forme de rock un peu sombre, un peu psychédélique, bien crado et lourd. Mais, on a chacun une approche bien différente. Du coup, ça fait une soirée, un plateau où il y a quelque chose de cohérent entre les deux groupes mais qui ne font pas deux fois la même chose.

 

La Mine : Que préférez-vous dans la tournée ? a : la vie en collectivité ; b : les femmes ; c : la bière ; d : le côté sobre de la chose ; e : autre, à préciser.

Reuno : Je ne le connais pas le côté sobre de la chose! Franchement, 20 ans de route, je ne l’ai jamais croisé. C’est le fait de partir sur la route et de ne pas savoir comment ça va se passer, de te dire qu’il falloir faire de ton mieux quelques soient les conditions qui vont t’être proposées. Est-ce qu’il y aura du monde ? Est-ce qu’il n’y en aura pas ? Quoiqu’il en soit, il faudra faire notre mieux et moi c’est un peu cette attitude que j’aime bien, ce challenge là que j’aime. Les femmes, je crois qu’on pas l’air super gay comme groupe mais on préfère rester entre potes, que d’aller courir après des belettes à la fin du gig.

 

La Mine : Pour vous, qu’est-ce que le stoner aujourd’hui ?

Julien : Nous en tant que 7 WEEKS, on arrête pas de nous poser la question parce-que l’on nous a toujours été catalogué comme « stoner ». On ne l’a jamais revendiqué du moins comme unique influence. Dans notre dernier album, on en est encore plus éloigné. Le « Stoner Rise » c’est le nom du plateau commun, que l’on a créé en 2009.

Reuno : Au début c’était « Stoner Fall ».

Julien : Au début, on regroupait beaucoup plus de groupes sous cette étiquette. On était plus tributaire de nos influences MUDWEISER comme nous, donc le côté Queen Of The Stone Age était plus prononcé. Depuis 4 ans on a tous sorti plusieurs disques, on a évolué. On a toujours ce côté stoner en nous. C’est même pas du stoner, c’est juste du gros rock avec du son assez gras, assez lourd et sombre.

Reuno : Après c’est une étiquette. De toute façon, ça a toujours fonctionné comme ça. On met des étiquettes sur la musique, c’est pour essayer de la définir. Chaque semaine j’en découvre alors que je ne savais même pas que ça existait. Le « stoner », c’est un terme un petit peu vide et générique, pour parler d’un rock assez gras un peu influencé par les 70’s. Il y a une notion de paradis artificiel dans cette musique, donc un côté un peu psychédélique. Ces ingrédients on les a, mais on ne peut pas dire que l’on fasse du « stoner » pur jus. Peut-être que l’on en faisait plus il y a quelques années, et les groupes ont plus évolué que de se renier et de se dire « ben maintenant on fait autre chose ». Le « stoner » ça a des riffs accordés très graves, au bout d’un moment ça peut vite tourner en rond, donc il faut aller capter dans d’autres musiques pour que le truc ne s’épuise pas.

Julien : Il y a 4-5 ans, la scène « stoner »c’est-à-dire les acteurs, les groupes, les mecs qui en parlaient, les assos et les webzines qui faisaient ça, ils étaient vachement ouverts et depuis quelque temps ça devient hyper sectaire. Nous, par exemple, on nous a dit que l’on ne faisait plus du tout de « stoner ».

Reuno : On ne sait jamais poser la question de toute façon.

Julien : Nous on ne se pose pas la question.

Reuno : C’est vrai, on a mis ce nom là pour la tournée. Mais, les groupes n’étaient pas connus du tout. C’était un peu pour dire « hello » tu vois, une petite accroche au niveau du public. En fait, la vérité, c’est qu’il n’y a jamais aucun nom que se soit le « rock », le « punk », le « stoner » ou quoique se soit. Ce sont des termes qui ont été inventés par des directeurs artistiques ou des journalistes, mais jamais aucuns musiciens n’a dit je fais « ça » comme genre de musique ou alors quand tu fais « ça » c’est que tu es un suiveur.

 

La Mine : Un mot pour définir vos albums respectifs et faire en sorte que le lecteur l’achète ou l’écoute.

Reuno : Ben moi je dirais juste qu’il est mieux que celui de 7WEEKS !

Julien : Ben moi, je vais dire exactement la même chose.

Reuno : Le notre, il dure super longtemps, tu en as vraiment pour ton pognon.

Julien : Nous il dure moins longtemps, mais…il est mieux enregistré.

Reuno : S’il y a des gens qui ont entendu, ce que faisait l’un ou l’autre groupe comme musique sur les précédents disques, je pense qu’il y a une franche évolution qui a l’air plutôt positive. Tout le monde dit que c’est mieux qu’avant.

Julien : ça fait plutôt plaisir. Les deux groupes suivent un peu la même route artistique pas dans le genre, mais dans la manière de faire. A chaque fois, avec les albums on s’affranchit un peu des influences. Je pense que se sont des albums très personnels.

Reuno : Les codes du genre, on n’en a un peu rien à foutre, que se soit sur les longueurs des morceaux, on sent que ce sont deux groupes qui ont fait la musique qu’ils ont envie de faire. Aujourd’hui, t’es tellement sûr de rien, d’avoir du succès, ou quoi ou qu’est-ce, puis ça n’a jamais été l’ambition du début. Bien sûr, tu as envie qu’il y ait des gens qui viennent te voir, tu aimerais vivre de ta musique. Mais c’est tellement lié à des facteurs que tu ne peux maîtriser, qu’aujourd’hui autant faire le disque qu’on a envie. On en a vu des groupes qui pour rentrer dans un circuit un peu plus fréquenté, se sont compromis. Et puis après, si ça se vautre, tu es vautré à jamais !

 

La Mine : Une question pour Reuno, ça ne te fais pas bizarre de revenir en Picardie ? L’année dernière tu es passé avec Lofofora à Creil, ce soir c’est Beauvais…ça pue toujours autant ??

Reuno : Bien sûr…c’est quoi ??? C’est la viscose c’est ça ! C’est Spontex ! J’ai un tonton qui travaillait pour eux. J’ai toute ma famille, j’ai été faire un bisou à ma mamie cet après-midi qui habite ici. C’est vrai que cette odeur je ne m’y ferais jamais

Julien : ça sent l’éponge c’est ça !

Reuno : Là, on ne la sent pas. C’est selon le sens du vent. C’est une espèce d’odeur, selon si tu as faim ou pas faim, ça sent le jambon ou l’œuf pourri, c’est particulier. C’est de là que sont originaires mes deux parents donc bien sûr que ça me fait bizarre de jouer à Beauvais. Mon grand-père il habitait à 200 mètres d’ici. Je ne pourrais jamais habiter dans cette ville rien qu’à cause de cette odeur.

 

La Mine : Coup de gueule du moment.

Julien : Vas-y tu gueules bien toi !

Reuno : Alors, après qui je suis en colère en ce moment. Chaque jour, je suis en colère contre quelqu’un gratuitement. D’ailleurs, je conseille aux gens de faire ça. Une fois de temps en temps, s’en prendre gratuitement à quelqu’un que tu ne connais pas…le mec ne sera jamais au courant. Oui mon coup de gueule du moment, c’est que je déteste Romain Duris. Il va jouer avec Marion Cotillard dans le prochain film de Michel Gondry. Et ça fait chier ! Non en vrai, il y a 100 fois plus de trucs qui m’emmerdent.

Julien : C’est dur, ici, d’être vénère. Tu vois on est bien, on a retrouvé les copains on va faire un concert.

 

La Mine : Maintenant, le coup de cœur !

Julien : Moi j’adore Romain Duris ! Il ressemble à un pote ! Non je déconne. Le coup de cœur…franchement, c’est vraiment de faire la tournée avec les MUDWEISER. Ça fait des mois que l’on s’y prépare.

Reuno : C’est presque la colo quoi !

Julien : Tu vois, on s’est retrouvé, on était super contents de se voir. On va passer plus de 15 jours ensemble.

 

La Mine : Vous avez une minute pour défendre vos projets respectifs. Attention Reuno, piège : tu ne dois pas parler de Lofofora.

Reuno : Le dernier album de MUDWEISER, je pense qu’on l’a bien travaillé. On s’est appliqué pour le faire, on est assez content de voir les premiers échos que le disque peut avoir. En même temps, on a fait ça dans une ambiance vraiment hyper détendue. Je pense que c’est ça aussi la clef du truc. C’est it’s only rock’n’roll ! Il ne faut pas trop se prendre la tête quand on fait de la musique. Je kiffe bien ce groupe et puis voilà s’il y en a qui ne connaissent pas, je les invite à aller écouter. Pour ceux qui s’attendent à voir le chanteur de Lofofora faire autre chose, c’est encore autre chose que ça je crois. Ce n’est pas « Reuno de Lofofora et ses Mudweiserettes », non ! Le groupe existait avant moi, et je me suis fondu dedans.

Julien : Nous c’est pareil, on est super content de notre album. On a déjà fait une tournée en Europe dans des petits clubs, et il nous tarde de jouer nos nouveaux morceaux en France avec un public connu. On a osé des choses, comme un album de ciné-concert que l’on a fait il y a un an. On s’est permis de partir dans d’autres directions, et on a appliqué ça aux nouveaux morceaux. Il nous tarde de le faire sur scène pour voir un peu ce que ça raconte. Avant, on faisait des choses très efficaces de 3-4 minutes, là on a des morceaux de 8 minutes avec des trucs ambiants et tout ça.

Reuno : Et moi, je veux défendre l’album de mon pote aussi. J’adore leur disque, et j’adore ce groupe sans déconner. C’est cool qu’il y ait un groupe comme 7WEEKS en France.

 

La Mine : Avez-vous des questions ?

Reuno : Ben oui, c’est quoi cette couleur de cheveux ?

La Mine : J’ai testé, ça s’appelle violine.

Julien : Tu restes jusqu’à la fin ?

La Mine : Oui

Julien : Bon d’accord, on le verra, on le saura

 

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Report MASCARADE hip-hop de rockers!

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Pour tous ceux qui ne connaissent pas encore le phénomène "MASCARADE", ceci est une séance de rattrapage.

MASCARADE groupe de hip-hop de rockers...je te vois cher lecteur avec ton air dubitatif. Je l'étais aussi au début...mais à l'écoute du premier morceau ben ouep: j'ai ri, me suis dit quel concept original, et puis musicalement wouah ça envoit du lourd quand même. Puis, il y a eu des clips plutôt bien foutus ("Vieux con", "Il paraîtrait", "SSuperSSenSSaSS" et le petit dernier "Des espoirs"). Quand j'ai su que le groupe "de province" commençait à sillonner les routes, je ne pouvais pas louper ça!

Alors ni une, ni deux les dates tombent. Et là, j'avale les kilomètres pour aller à leur première date, le 09/03 au Méphisto de St Quentin. Attente...suspence...et là un p'tit gars habillé de noir remonte des escaliers sous-terrains dire "le concert va commencer". Rrrrhhhooo vite vite vite, il faut aller voir pour ne pas en perdre une miette.

Sur scène, un décor plutôt kitsch : fleurs, lampes rouges et TV...repère de prostituées ou endroit cosy?? Un mix des deux peut-être? Un énergumène en guise de chanteur saute partout, on se demande bien ce qu'il a pris avant! L'énergie est là, elle emballe et le popotin du public commence à bouger. Yeah c'est gagné! Durant un live de MASCARADE, la magie opère, car on (re)découvre des titres qui ont circulé sur le net dans lesquels on peut percevoir des nuances ou des instrus, qui, à première écoute étaient passés inaperçus. Les guitaristes à donf, des choeurs plutôt bien ficelés et utilisés avec parcimonie. Le mec aux machines (ben ouep c'est du popop quand même!) et aux claviers donne la note de profondeur et de subitilité à leur musique. Les grattes (de nouveau) deviennent sauvages et paf...on se croirait en plein chaud rock'n'roll sur fond d'électro avec de petits moments de voyages dans des mondes orientaux qui filent juste l'envie de secouer la tête et de taper du pied. Pendant que les zicos s'énervent sur leurs intrus et leurs machines, le chanteur, tel un trublion va titiller le public. Même pas peur quoi!! Le concert s'achève par une reprise de Stygmate avec la touche MASCARADE bien évidemment, sinon ce ne serait pas drôle!

Pour finir, MASCARADE a travaillé (presqu'au corps) son public et les internautes qui les suivent. Ils ont mis l'eau à la bouche avec des titres qui restent en tête et des clips marquants. Et bien sur scène, ils assurent grave. MASCARADE groupe de scène...ça c'est sûr!

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DISIZ a mis le feu à l'Ouvre Boîte!

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Disiz La Peste, ou encore Peter Punk ou tout simplement Disiz aujourd'hui. Ce hip/hopeur manipulateur de mots a fait son petit bonhomme de chemin. Et le voilà qui débarque à Beauvais le 09/02 à l'Ouvre Boîte, petit résumé:

Samedi dernier c'était chaud à l'Ouvre Boîte de Beauvais! Tout a commencé par un concert pour enfants, avec pour magiciens Disiz et ses musiciens. Un discours et de belles valeurs expliquées tout en musique à un public attentif et réceptif. Le feeling prend de l'ampleur, et enfants comme parents se mettent à danser, sauter et chanter. Une intéractivité humaine et chaleureuse s'est installée. Jamais, je n'aurais pensé qu'un concert jeune public avec Disiz en guise de chanteur aurait pu donner autant la banane!

Le soir, ça rigole plus... concert en mode "normal"! Un show mené du début à la fin par des sons entraînants, des textes évoquant des valeurs simples, l'amour et la réalité...sans pour autant y mêler la politique! Serait-ce un poète ce Disiz?? Il manie les mots justes, les manipule avec volupté, sur un flow électrisant et embarquant le public dans un monde parallèle où le plaisir d'être là, à ce moment précis, représente un bonheur. Sur scène, guitare, basse, batterie, claviers et machines, des lights sublimes et un chanteur au taquet. Un concert de Disiz c'est de la simplicité, de l'humanité et du bonheur en tubes. Le public présent était chaud les marrons, des mains en l'air, des chansons reprises en choeur...bref une vraie ambiance de concert. Une réciprocité dans le contact et l'admiration artiste-public est presque touchante.

En tout cas, c'est bien l'une des rares fois, où j'ai bougé mon body sur du hip/hop...il est balèze Disiz!

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soirée NOISE! à la BISCUITERIE !

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On m'avait tellement parlé de La Biscuiterie, qu'il fallait bien que j'y aille un jour. J'ai attendu qu'un groupe me botte vraiment pour faire le déplacement. Bah oui, de l'Oise c'est pas la porte à côté. Donc, après, à peu près 2h de route me voilà dans les lieux.

A mon arrivée, les Papier Tigre avait déjà commencé leur concert. Je me mets dans la place au milieu du public. Et là, ça envoie sévère. Papier Tigre c'est électrifiant, rugissant et surtout ça bouge! Il y a un côté math-rock dans leur musique qui peut pertuber les non aficionados de chiffres et de calcul. En fait, les morceaux sont structurés sans l'être et destructurés tout en étant structurés...oui je sais c'est compliqué à expliquer. Le mieux, en fait, c'est d'aller les voir sur scène. Un chanteur/guitariste toujours à donf, le batteur au taquet et le deuxième guitariste assure comme les deux autres. Bref, la première fois que j'avais vu Papier Tigre, je m'étais pris une grosse tarte dans la poire... ben là pareil! Il y a des groupes comme ça, qui ne savent pas decevoir leur public.

Le set s'arrête. J'en profite pour visiter un peu. Le côté Barde la Biscuiterie est plutôt bien sympathique avec une déco à la fois rétro et chaleureuse, ça donne même envie de poser son popotin sur un canap' et siroter un verre tranquilou.

Deuxième groupe qui m'avait interpellé sur cette date : Electric Electric. Leur set est entrainant, un subtil mélange d'électro et de post-punk... ce qui peut mettre le public en état de transe. Pour le coup, leur musique déferle telles des ondes sismiques sous les pieds et fait tout trembler. Les zicos s'acharnent sur leurs intrus pour donner cette incroyable sensation et ça renforce l'intensité du son. Le batteur est impressionnant, on peut avoir l'impression qu'il court un marathon avec sa batterie, un truc de dingue je vous dis!  Le chant utilisé avec parcimonie paraît accessoire comparé à la sauce instrumentale épicée qui arrive à nos oreilles.

Parfois ça vaut le coup de faire des kilomètres pour découvrir une salle de concerts ainsi que des groupes qui savent électrifer leur public. Bonne soirée bien sympathique j'y reviendrai...quand j'en sais rien ...mais j'y retournerai.

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A la Grange à Musiques (Creil), le 3 Novembre dernier, je suis partie à la découverte d'un groupe New-Yorkais dont on n'arrêtait pas de me parler. Alors curieuse que je suis, me voilà en concert. Et là...bim! Grosse claque. Une blonde au chant qui fait penser à Siouxie ou encore à Nina Hagen..vous dire que c'est du punk, cela va de soi. Menfin, c'est sombre, lugubre, grunge...ça bouge quoi! Un saxo larmoyant qui coule de source avec parcimonie, donne un côté langoureux et suave à la musique. K-HOLES c'est aussi un batteur qui frappe ses tomes avec sauvagerie et une guitariste vénère qui chante et bouge son body.

En rentrant, j'ai eu comme un doute, comme si cette claque (ou cette fuckin' découverte) n'avait pas eu lieu. Alors, quand j'ai vu que le groupe passait le 13 Novembre à La Lune des Pirates (Amiens), je me suis dit "bingo il faut que j'y retourne!" Donc, me voilà repartie pour un concert waouh! Une dizaine de jours se sont écoulés, les K-HOLES ont l'air fatigué, mais ils assurent le show sur un set plus court (d'ailleurs, je suis restée un peu sur ma faim!) et beaucoup plus intense. C'est comme si, ils repoussaient leurs limites genre "même fatigués on va tout donner". Enervés sur scène, ils emballent le public qui le leur rend bien. Un public plutôt au taquet et nombreux qui adhère à l'univers sombre des K-HOLES.

Pour finir la soirée en beauté, un p'tit bonus TY SEGALL. Rock'n'roll baby.

Deux good soirées qui ont confirmé que les K-HOLES dépouillent sur scène et c'était juste E-NOR-ME!

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découvertes du jeudi

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Il y a des pépites qui sortent d'on ne sait où... et qui vous éclate à la face comme ça sans prévenir. Jeudi dernier (le 25/10/12) à Beauvais, salle du Bar de l'Ouvre Boîte...2 groupes : Tuesday Club et Movie Star Junkies.

Dans les Tuesdays Club, 3 anciens King Size, plus un guitariste /chanteur et une chanteuse, autant dire que l'on pouvait s'attendre à du lourd. En réalité, les Tuesday Club c'est ambiance 60's - 70's ... trés pop/rock bristish... avec la plupart du temps un chant à deux voix. La musique coule de source...en fait ça doit être facile de faire de la zic...enfin c'est l'impression qu'ils donnent. Les Tuesday Club envoie la sauce, comme on dit, tout en douceur...avec par moments des intonations à la Toxic Kiss et à d'autres moments du flower power! Bonne cure de gaieté!!

Arrive le moment où les Movie Star Junkies arrivent sur scène... et là ...côté dark side des 70's... genre les mecs sont en bad trip...et délivre un show (oui parce-qu'il s'agit bien d'un show) extraordinaire. Un chanteur déglingué qui se tord de partout, des zicos habités, des chansons structurées...puis destructurées, des changements de ryhtmes tortueux et à foison. Un rapport avec le public énorme! Sur le net leur musique est décrite comme étant du blues punk...ben ouep je confirme... c'est barré. Ces ricains ont foutu une sacrée baffe au public ce soir-là!

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ARTHUR H intimiste, électrique, magnifique!

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Je me souviens avoir vu Arthur H en concert il y a de ça quelques années... vous dire comment c'était...bah je ne sais plus! Il y a des concerts comme ça qui s'évapore dans les méandres de mon cerveau. Alors pour remédier à ça, je retourne voir les artistes pour avoir un souvenir tout frais! Donc Arthur H le 4 octobre à l'Ouvre Boîte je ne pouvais pas manque ça!

 

Coup de bol, j'arrive pile poil à l'heure pour le début du show. Là, sur scène je vois un petit être, ou un martien pour certains, qui manie les mots (et les maux) avec une telle aisance qu'au début on se dit "mais je pige que dalle" et quand on tend l'oreille... bah en fait il s'agit juste d'un poète des temps modernes. Un mix entre un crooner pour sa voix rauque et son dandysme en toute simplicité, et d'un Gainsbourg ressucité de ses cendres. C'est juste unique! De toute façon il ne pouvait y avoir qu'un fils d'Higelin capable de faire ce genre de choses. L'ambiance du concert est chaude, le public est là, l'artiste et ses musiciens sont au taquet, et Arthur H ne cesse de déclamer "Beauvais c'est chaud"...pour vous dire à quel point le plaisir, la chaleur et la sueur sont partagés.

Les morceaux s'enchaînent, laissant place à des chansons intimistes, d'autres plus pop, et d'autres encore qui donnent envie de taper du pied. Le must du must c'est que le public chante, connait presque toutes les paroles...à croire que le langage d'Arthur H est contagieux, et c'est tant mieux. En plus, le contact avec le public est chaleureux, une réciprocité du respect et de l'émerveillement est au rendez-vous. Le moment de la présentation des zicos arrivent, et là c'est l'humour qui l'emporte, tout en simplicité et naturel. La fin du concert approche...et là... au surprise une reprise de Tom Waits qui vient pointer le bout de son nez... juste superbe! 

Une bonne soirée toute en douceur avec un Arthur H en forme ... à renouveler!

 

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Are you experienced?

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J'arrive à la GAM (en retard, mais cette fois j'ai une excuse, je suis handicaped d'une gambette) à la fin de Primitive Low Tone, premier groupe a passé sur scène sur les quatre qui jouent ce soir. Les Radio Moscow se sont fait attendre! Alors, deuxième groupe , Buddy Hemlock, rock 70's à souhait qui donne le ton. Ensuite vient Cheap Wine, alors là, ça déboîte carrément. Seul bémol, le chanteur a souvent la tête en bas en secouant ses tiffs.

Enfin, Radio Moscow arrive, et là, il y a des cheveux longs, trés longs. Il y a des effets de voix et de guitares utilisés avec parcimonie (c'est qui celle-là?). Et comme dirait mon padre "ça envoie du bois". Les Radio Moscow se sont endurcis: leur musique rentre plus dans le lard (plus rock'n'roll si on veut) tout en restant psyché et planante. En fait, ils ont trouvé le juste équilibre pour que l'on se sente seul au monde en train de planer en combattant des éléphants roses qui nous font chier. Le tout sur une putain de guitare ennivrante, envoûtante, captivante, on s'envole avec elle. Le bassiste renforce cette sensation et le batteur, il est tout ouf. Il frappe à donf et ça sonne bien, c'est le moteur du vaisseau qui nous fait voyager.

Concert terminé...retour tuture...et pas envie de retourner à la réalité. Je serais bien restée dans ma bulle. C'était magnifique!

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Comme à mon habitude, j'arrive en retard...mais pas trop! Juste le temps de bien m'imprégner de l'ambiance de la soirée. Et là...comme le cadeau dans le Kinder Surprise, je ne m'attendais pas à ça...c'est du jazz plutôt cool!

Premier groupe, Jono McCleery, un trio: guitare, basse, batterie et ça envoie. C'est tout doux et mieleux, c'est comme une bonne couette bien chande qui m'enveloppe. Le chant du bonhomme est également doux et rassurant. J'ai pas envie de bouger...pas envie de décroisé mes jambes (c'était un concert assis). Je suis tout simplement bien.

Ensuite, c'est le tour à Nostalgia 77 de venir sur scène. Là, c'est plus tortueux. C'est toujours du jazz, mais ça part un peu dans tous les sens, c'est destructué tout en l'étant, c'est compliqué à expliquer! Et vlà ti pas, que c'est une chanteuse qui arrive au micro. A ce moment là, il se passe quelque chose de magique. Avec sa superbe vois, elle captive, irrite, nous emmène loin, énerve...mais elle est là et envoûte. Le rappel se fera par un blues magnifiquement interprété.

En fait, c'est comme si j'avais passé une soirée chez moi sour la couette avec un bon disque de jazz, à fermer les yeux et à laisser parler l'imaginaire.

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HENRY'S FUNERAL SHOE A LA GAM

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Oui je sais ce concert date un peu (du mois d'octobre)...mais je n'avais pas encore de blog et je suis retombée sur la chronique par hasard, donc voilà!

Henry's Funeral Shoe c'est deux frangins du Pays de Galles, guitare-chant pour l'un et batterie pour l'autre. Ils distillent un rock sauvage, brut, parfois même à la limite de la country. Sur scène, le guitariste chanteur tape du pied pendant que le batteur pousse des cris sauvages. On a l'impression que leurs influences vont du blues au rock en passant par le hardrock. Ils sont donc deux sur scène, mais on dirait qu'il y a un groupe avec une basse en plus. Dynamiques, énergiques, ils mettent une ambiance de fous à se tordre le coup! Ah ces Gallois quand ils s'y mettent, ils font du bon son. Sur leur site internet, on dit que les Henry's Funeral Shoe sont un "réponse" aux Whites Stripes. En effet, c'est un peu le même genre sans le côté folk, et c'est justement ça la différence! Les Henry's Funeral Shoe ne lâchent rien, jusqu'au bout du set, ils se donnent au public. A découvrir absolument, où que vous soyez!

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