LA MINE N°69 / JANVIER-FÉVRIER 2018

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Edito

Fichtre, pour un mineur qui a tout juste sa première étoile, être rédac’chef, c’est la pression ! Et pas celle qu’on sirote au zinc du coin ! Celle qui te fait faire de l’huile et la petite gouttelette de sueur à chaque ligne… Alors je me suis mis à mon clavier hors d’âge, pour le 69ème… je me devais d’avoir l’inspiration.

Il y a des chiffres magiques, des martingales et des légendes urbaines… des traditions… A l’heure de poser des mots pour ce numéro 69, ce serait presque l’évidence même de me voir partir en tête-à-queue vers des choses osées. Mais non, trop facile. Alors parlons des autres pratiques qu’on peut trouver dans cet étonnant retournement inverse. Les opposés, les paradoxes et non-sens, les codes brisés comme un baiser osé dans un monastère isolé.

69, chiffre ésotérique, année érotique, position magique mais aussi la dualité comme la complémentarité. J’en arrive à tenir des propos philosophique… c’est trop, j’en ai la nausée, vite !

Un antiémétique !!!

Pour ce 69ème opus, la non-règle en vigueur était de faire tout et son contraire, de dire blanc et noir (c’est noir…) et d’allier l’huile et vinaigre.

Daz Niv

La Mine N°69
La Mine N°69

Pour ce 69ème, c’est moi, Daz… jeune éphèbe, qui me doit d’ouvrir le bal.

Comme dit dans l’édito, c’était trop facile de partir sur la position susnommée alors pour prendre le contre-pied...c’est les contraires et les opposés que nous avons choisis.

L’art du paradoxe est un subtil mélange d’ironie, de schizophrénie et de jemenfoutisme. C’est pourtant une tendance qui ne souffre d’aucune faiblesse actuellement.

En effet, j’écris cette palabre alors que la France vient de perdre ce que d’aucuns qualifient de "monument national", le grand Jean-Philippe qui se qualifiait lui-même d’homme simple et qui aura fait l’objet d’un hommage populaire avec le peuple bien rangé derrière les barrières. Un peuple d’un million de pèlerins parisiens et 15 millions devant leur écran… simple…paradoxal plutôt.

Comme vous ne le savez certainement pas, mon cheval de bataille (enfin mon poney plutôt) reste la scène, le lieu des vérités où se confrontent les créateurs et les amateurs, L’art brulant et la réalité froide (parfois l’inverse). Où est le paradoxe ?

Et bien… de plus en plus d’artistes, particulièrement en musique actuelle (merci la MAO), de plus en plus de gens qui « consomment » de la musique… et de moins en moins de lieux suffisamment équipés pour les accueillir dans de bonnes conditions.

S’il on constate que plus de gens veulent aller voir des concerts, expos ou autres… pourquoi pas plus de lieux ? Dans les rares moments où je ne somnolais pas en cours, il y avait un truc qui parlait de deux courbes : l’Offre et la Demande… vous savez… cette règle qui régit le monde aujourd’hui. Et bien, je me dis… si on a plus de demande de spectacle… c’est pas con d’imaginer qu’il y ait une plus grande offre ! Non ? ah ben oui… je suis bête… paradoxe oblige.
Pour autant, ça ne sert à rien de généraliser, quand l’élite est sourde, la base est vivace : les initiatives DIY foisonnent pour contourner cette situation. Nos amis limonadiers, les squats, les assos diverses et les fous furieux des fanzines (merci les anciens Mineurs de me laisser la tribune) tiennent le cap.

Daz Niv

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