La Mine au Burning Man

Moi, La Mine, je suis partie en Californie puis au Nevada cet été. Pendant neuf jours, j’ai tâté, mais pas adopté, la poussière du désert de Black Rock. Et oui, j’ai bougé mes fesses au Burning Man, sur le rythme de nombreux Art Cars qui propulsaient du gros son ! J’ai vu beaucoup d’œuvres, de sculptures éphémères, en bois, en métal, éclairées la nuit ou pas, qui ont brûlé à la fin de la semaine ou pas. Cette ville éphémère (car ce n’est pas un festival) voit le jour, chaque année depuis 1986, la dernière semaine d’août. 80 000 pelés étaient présents pour cette édition 2019. Ça en fait du monde ! J’ai enfin pu lâcher du lest, me détacher des carcans sociaux, laisser parler ma créativité, découvrir mon côté foufou(ne).

Même s’il est vrai qu’il est possible de faire à Burning Man, tout ce dont on a toujours rêvé ou imaginé, sans jamais l’oser, il existe dix principes qui sont l’essence même de l’événement. Les plus importants sont :

  • Leave no Trace, tout ce qui ne sort pas du corps doit être recyclé, jeté, rien ne doit rester dans le désert. Radical Inclusion veut dire que tout le monde est accepté tel qu’il est, chacun peut être soi-même et faire ce qu’il a envie tant qu’il ne fait de mal à personne.
  • Gifting, car une fois sur le site, à part pour acheter de la glace ou du café, aucun argent circule. Tout est basé sur le don, le cadeau.
  • Enfin, le Consent, même s’il ne fait pas partie des dix principes, reste une des valeurs fondamentales du Burning Man. Beaucoup de gens se baladent à poil, ou partiellement. Et pour rappel, la nudité n’est pas une invitation à quoi que ce soit. ça ne veut rien dire de plus que d’être nu. Pour toucher, caresser, ou plus, il faut un consentement des deux parties, un consentement clair et affirmé. Bref un “OUI” enthousiaste et assumé ! C’est comme ça, que j’ai pu me balader, la couverture à l’air, à balader mes pages et mes mots sur la Playa, sans être emmerdée par un malotru désireux de me caresser la reliure avec son marque-page en me coinçant pour me faire baver l’encre. Que cette liberté fût agréable !

J’ai même fait une photo avec un Saint-Quentinois d’origine, qui vit maintenant à New York ! Il s’appelle Romain et c’était rigolo de tomber sur un Picard au milieu de 80 000 personnes, quand même. C’est fou le hasard, j’espère que je lui ai plu.

Sinon, j’ai adoré le tour en avion pour voir Black Rock City depuis les nuages. J’ai rigolé en me faisant fouetter les fesses avec une tapette marquée “Bitch”. J’ai aimé me promener en tutu et sortir les agrafes à l’air du sauna. J’ai admiré le coucher/lever de soleil au milieu du désert. J’ai été impressionné d’enflammer un de mes pets. J’ai été émue quand le Temple of Direction a brûlé, dans le silence, et ensuite avec les hurlements de loups poussés par les Burners.
Je vous fais des bisous bande de lecteurs !

La Mine, dans les bagages de CeOL & Stephiscient Mental
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